Dan est une sensibilité vivante qui semble pudiquement se dissimuler derrière une apparence. Un artiste qui respire l'espoir. Comme une orange respirant la lumière de l'Algarve transporte en elle l'écorce amère, ce chanteur-guitariste semble transporter derrière son sourire, une dose d'amertume visiblement perceptible, prélude au goût sucré qui révèlent bien souvent le talent. C'est un chanteur d'un genre nouveau. Est-il indéfinissable ? Non, il est comme l'Atlantique, cet océan qu'il affectionne, serein ou fougueux, mais qui parvient à préserver une part de mystère, et alimente depuis la nuit des temps les rêves des hommes. Cet Atlantique qui trône en tant que titre d'un de ses albums, AtlânticoBlues, et qui depuis toujours, suscite le respect, car nature et vrai. Mario PONTIFICE www.portugalmania.com





Le jeune Daniel dos Santos est destiné à prendre la relève d’une lignée de menuisier charpentier. Mais il est aussi l’héritier d’un rêve, celui de sa mère qu’il entend chanter au fond de sa cuisine, des airs d’un pays où il passe toutes ses vacances d’été. Ses premières chansons lui viennent d’ailleurs sur les petits chemins de campagne qui vont de Casaria, hameau du centre du Portugal, aux villages de ses cousins qu’il s’en va rejoindre. Le réel déclic ne vient qu’à 13 ans, quand il entend à la radio une guitare acoustique accompagnant la voix du rockeur national français. Ses parents lui offrent sa première 6 cordes à l’âge de 16 ans, tout en lui déconseillant la carrière de musicien.

Daniel connaît sa première expérience artistique en joignant une troupe de théâtre, mais il s’affirme réellement en août 1985, lorsqu’il remporte près d’Aigues-Mortes son premier prix, lors d’un concours amateur en tant qu’auteur compositeur interprète. Après son service militaire, il décide alors de monter sur les planches plutôt que de les raboter, et passe sa première audition en octobre 1988 à «La Louisiane», dîners spectacles de La Varenne où on lui donne son nom d’artiste, au vu de son répertoire musical teinté nord-américain. Quant il ne chante pas, c’est les grands noms du Jazz-Blues qui passent sur la platine de l’endroit.

Si le Folk et le Blues à la française teintent ses deux premiers disques, «Vivre avec Amour» en 1996 et «Au Belvédère» live sorti en 1998, pour son troisième album intitulé «Atlânticoblues» sorti chez Nextmusic en 2002, Dan se tourne avec ses invités ( Lio, Jean-Luc Reichmann, Mariana Ramos, Ricardo Vilas, Bévinda…), vers les sonorités chaudes des pays lusophones donnant un voyage musical autour de l’Atlantique ; Dès la sortie de cet album au Portugal en juillet 2003, il est cité comme «…un des plus beaux disques de la saison», prenant une pleine page du quotidien «Correio da manhã». Après le single numérique  «Nunca fui um Anjo» présenté en 2006, «Le Quatrième», album acoustique sort en juin 2007, co-produit et co-écrit par la romancière Alice Machado et le journaliste Yann Lavoix (France2 / RMC) ; Cet opus marque un retour à la langue française, en gardant un gros clin d’œil aux origines latines de l'artiste.

Dan partage les scènes de Bill Deraime, Little Bob, Dulce Matias, Jimmy Tittle…, est invité sur les planches du New Morning, La Cigale.... Entre en studio pour enregistrer avec Patrick Verbeke et Rui Veloso (le père du rock portugais). Il signe 6 compositions de l'album «Montmartre» du groupe Pat Kay and the Gajos, sorti en 2005. Depuis 2008 il est sur la route avec les spectacles «Rock n' Mômes» et «On HENRI encore !» hommage à Henri Salvador, enregistre avec Karine Lima. En 2010 il invite la chanteuse de fado Mísia pour un  "Atlântico Tour" sur la scène du Sunset Paris Jazz Club et son titre "Se for préciso encalhar" extrait de l'album AtlânticoBlues, est choisi par la comédienne Muriel Montossey pour illustrer musicalement sa pièce "Le Choc d'Icare".